Comment passer pour une gourde (option coincée) en société malgré une personnalité chatoyante ?

relation(s) Jun 11, 2020

 

 

T’est-il déjà arrivé de te sentir hyper mal à l’aise dans un environnement donné ?

 

Exemples :

  • La fête de famille qui dure des siècles,
  • la soirée improvisée entre copains où tu finis, on ne sait comment, à 20 (dont 16 que tu n’as jamais rencontrés avant) sur un canapé,
  • la réunion annuelle de ta boîte où tu te retrouves encerclée par des hommes et femmes en sourires figés et en costumes,
  • le verre peinard avec un pote qui se termine dans une boîte improbable, etc.

 

Tu sais, ces situations sociales où tu te sens (pire, où on te fait te sentir parfois, à base de : « Rhoo, allez Sophie, quoi ! Bois un coup, détends-toi, ne sois pas si coincée ! ») que tu es complètement à côté de la plaque, que ta trajectoire suit une exacte parallèle (descendante, en plus, au fur et à mesure que ton moral baisse) à celle de l’ambiance générale, et par conséquent ne la rejoindra jamais.

 

Quand tu te sens comme une gourde, un peu coincée, qui n’arrive pas vraiment à interagir ?

 

C’est une sensation à la fois déplaisante, embarrassante et qui peut très vite tourner à la torture chinoise (étant donné que la situation en question peut durer plusieurs heures).

 

Comment être sûr.e d’en arriver là, alors qu’à la base tu es une personne plutôt cool, ouverte, qui a de l’humour et qui aime bien les autres en général ?

 

Comment aggraver ton cas alors que tu te trouves dans une situation de vulnérabilité ?

 

1. Chercher à mieux prendre la parole en public : de nombreuses personnes inconnues sont présentes, tu te dis que tu as sûrement un problème de prise de parole et qu’il serait peut-être bien que tu t’entraînes (voire, que tu achètes une formation en ligne) à t’exprimer de façon plus fluide devant les autres.

 

2. Te dire que tu es timide : tous les autres rient et discutent entre eux et toi, tu es seul.e au milieu de tout ça et mal à l’aise de ne pas trouver de sujet de discussion assez « light » pour faire illusion.

 

3. En déduire que tu as une « phobie sociale » (l’étape suivante ^^) :  Bon, ben voilà, tu es timide, de toute façon et ces situations, ce n’est pas pour toi, alors autant sourire faiblement quand tu te prends une réflexion et compter les minutes avant de pouvoir te sauver. Éviter comme la peste à l’avenir toutes les situations analogues et aller consulter pour cause de phobie sociale rampante.

 

4. Ressasser tes traumatismes d’enfance : c’est parce que : ton père te coupait sans arrêt la parole quand tu voulais dire quelque chose à table/ ta mère disait à la voisine « Oh, elle est timide, hein » quand tu te planquais derrière ses jupes pour ne pas avoir à parler à ladite voisine, etc. que tu es comme ça. C’est logique. Tu prévois d’ailleurs d’aller consulter (un thérapeute, cette fois) sur le sujet pour bien exhumer et revivre en boucle ces choses souffrantes en toi.

  

Si tu pars dans ces directions (ce qui est très tentant lorsqu’une forte intensité émotionnelle se présente), tu n’as aucune chance de solutionner ton problème. Ça te donnera éventuellement de l’information, si tu explores en accompagnement, mais ça ne déclenchera certainement pas la transformation que tu attends.

 

100% de certitude là-dessus.

 

Pourquoi ?

 

Parce que tu ne regardes pas au bon endroit.

 

(Pire, si tu tournes en boucle sur ces notions, tu donnes un consentement implicite à ton système pour ne pas bouger. Pour rester en mode gourde officielle en société.)

 

Maintenant, laisse-moi te parler d’une de mes clientes, Chloé.

 

Elle vient me voir en me disant exactement ça (d’où le titre-dédicace) : je suis une gourde coincée en société, j’ai un problème, il faut que tu m’aides à changer ça.

 

Je lui demande : changer quoi ? c’est quoi, « ça » ?

 

Ben, MOI ! il faut que je sois plus drôle, plus réactive, plus cool, moins coincée !

 

On y est.

 

Le seul et unique endroit où tu dois porter ton regard pour passer définitivement de gourde coincée à personne cool est là : croire que parce qu’on se trouve dans un état/situation différente des autres, on a un problème.

 

Croire qu’il faut se référer à l’extérieur pour trouver le « bon » comportement.

 

Croire qu’on doit être quelqu’un d’autre pour être accepté.

 

Pour transformer cela chez Chloé, on a mis à jour ses besoins profonds, son mode de fonctionnement, tout ce qu’elle occultait, tant elle essayait de ressembler à l’extérieur.

Au fond, elle s’en fichait bien de faire les meilleures vannes ou de boire le plus. Elle, elle voulait juste profiter de la soirée en restant avec elle-même, en ressentant l’ambiance joyeuse qui s’en dégageait et en ayant des discussions plus intimes avec seulement une personne ou deux.

C’est ce qu’elle aime. C’est ce qui fait qu’elle se sent bien et qu’elle passe une bonne soirée.

Et puis tiens, en nommant cela, elle se rend compte que les gens lui font régulièrement retour que sa force, c’est de parler peu mais toujours de viser juste et d’apporter quelque chose de pertinent dans l’échange.  C’est aussi pour ça qu’on l’apprécie. Cool, elle se sent déjà mieux d’être elle-même.

 

Une fois cela posé, on a travaillé sur comment elle pouvait s’affirmer dans ce contexte. Être elle-même. Supprimer son mal-être intérieur et en même temps, tous les retours négatifs qu’il pouvait déclencher. Boum. Terminé. Elle peut commencer à apprécier ses soirées entre amis.

 

Conclusion

 

Donc la prochaine fois que tu expérimenteras une situation sociale qui te met mal à l’aise, quand tu te sens comme un poisson bleu au milieu (et à contre courant, soyons fous ^^) des poissons rouges :

 

  • Écoute-toi comme jamais. Apprends à sentir ce que tu aimes, ce qui fait pouce en l’air à l’intérieur (pas besoin de réfléchir, juste à sentir) ce vers quoi tu es naturellement porté.e. Avec la pratique, tu pourrais bien découvrir que, loin d’être ce rebut social qui pose problème en société, tu es une personne ardente, belle et puissante. Et que c’est ok d’être comme tu es, même si ce n’est pas comme les autres sont.

 

  • Affirme-toi : s’affirmer, ce n’est pas parler plus fort que les autres, attirer l’attention à tout prix, être la plus drôle, la plus intelligente, la plus ce que tu veux (dès que tu sens un « plus » dans l’équation, cela doit au contraire te faire sentir qu’il y a baleine sous coquillage).

S’affirmer, c’est assumer ce que tu ressens là, maintenant, dans cette soirée. C’est en prendre la responsabilité.

 

C’est assumer le fait que tu n’as pas besoin de parler avec 50 personnes et te bourrer la gueule pour kiffer la vibe avec les gens que tu aimes.

 

C’est assumer aussi que peut-être, tu ne prends aucun plaisir à être là et qu’il est temps pour toi de partir.

 

Laisse-toi guider par ce qui est vivant en toi, par tes besoins, par ton désir. C’est le seul moyen pour te transformer durablement.

 

Tu es unique, et magnifique, rappelle-toi.

 

Force et amour.

 

Audrey

 

P.S : Et si tu manques d’entraînement au début pour t’écouter et t’affirmer tout.e seule.e, contacte- moi ([email protected]) pour une session découverte gratuite de 30 min et on en discute ;-)

 

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